Donc avant la décentralisation, les territoires n’étaient pas le champ des politiques ? Vous n’avez-pas tout à fait tort !
Cependant le changement intervenant conduit des politiques à endosser beaucoup plus la responsabilité du long terme et d’autres qui pensaient l’avoir à dénigrer les politiques et leur supposée incapacité à penser au delà des élections. (Combien de temps un préfet reste-t-il en poste ? ce qui ne les empêche pas tous d’avoir un souci du long terme et aussi de la communauté).
Il y a en fait deux types de politiques comme le dit Claude Rochet. Ceux qui ont une conception machiavelienne de leur rôle et là le problème est réel. Ceux qui ont une conception liée au Sens du bien commun et ceux là n’ont jamais eu de problème pour penser l’avenir au-delà même de leur propre existence. Il faut croire qu’il y en a eu assez dans le passé pour nous avoit légué des villes et des oeuvres déjà bien anciennes.
C’est là la clé de l’affaire où sont le machiaveliens habiles et cyniques (politiques ou non). Où sont ceux qui sont animés par le Sens du bien commun de leur communauté d’élection (politiques ou non).
Le Sens du bien commun dépasse toute réalisation du bien commun et donc toute échéance comme en conviendrait Hannah Arendt.
Ici avec l’Humanisme Méthodologique c’est cette pensée du Sens du bien commun avec l’ingénierie nécessaire pour l’action qui est proposée. En effet des décennies de "tutelle" ne se transforment pas en compétences nouvelles sans un bagage de pensée et de moyens d’actions non cultivés dans le passé. Il y a beaucoup à faire. C’est un des enjeux majeurs du temps où notre pays a fort à faire de par la collection de vieux démons qu’il a trop longtemps entretenus.