Considérations essentielles

Visages de l’Humanisme Méthodologique
dimanche 19 septembre 2004
par  Roger Nifle
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Les apports de l’Humanisme Méthodologiques sont fondés dans une vision de l’homme et du monde originale dont on peut tracer quelques traits à méditer.
Au lecteur d’en considérer la nature et les implications et de formuler des questions, des objections ou des commentaires. (voir en bas de page)

La réalité, le Sens de l’existence, la nature humaine....

Les situations sont des phénomènes humains
les affaires humaines sont des phénomènes humains
les comportements sont des phénomènes humains
les individus et leur existence sont des phénomènes humains
le monde est un phénomène humain
les connaissances sont des phénomènes humains
le devenir et l’histoire sont des phénomènes humains
la science et l’art sont des phénomènes humains
les organisations sont des phénomènes humains
l’économie et le politique sont des phénomènes humains
les cultures sont des phénomènes humains
les techniques sont des phénomènes humains
toutes les réalités sont des phénomènes humains

Les phénomènes humains répondent à des lois universelles de la nature humaine. Ils manifestent la nature spirituelle de l’homme en l’incarnant.
Les phénomènes humains témoignent de l’humanité de l’homme. Ils la réalisent et la révèlent. L’humanité de l’homme est de nature spirituelle et son incarnation médiatise le processus d’accomplissement humain. L’accomplissement de l’homme est la révélation de son être spirituel qui lui confère progressivement la maîtrise de son humanité et donc celle des phénomènes humains. (divinisation)

L’esprit de l’homme est Sens (au singulier et au pluriel)
L’homme est un être de Sens et le Sens est le propre de l’homme. les problématiques humaines sont des questions de Sens et les questions de Sens celles de la recherche, du discernement et de la culture du meilleur Sens, le Sens de l’accomplissement humain.

Les phénomènes humains sont relationnels et communautaires ils sont l’actualisation de conSensus à priori inconscients comme le sont au départ tous les Sens humains.

Les phénomènes humains sont communautaires et donc culturels. Ils engagent par leur développement, l’accomplissement des hommes avec la recherche, le discernement et la culture du "Sens du bien commun".

Les phénomènes humains ont pour origine les Sens (ou esprits) constituant les instances personnelles lorsque ceux-ci se trouvent en consensus. Il sont donc d’origine spirituelle mais aussi uniquement relationnelle et collective. Leur constitution est celle de l’expérience humaine déployée selon le ou les Sens en consensus. Le contenu de l’expérience est personnel mais toujours partagé du fait du consensus toujours commun à plusieurs instances humaines, plusieurs personnes selon le (ou les) Sens investis.

Les Sens sont des dispositions d’être orientées, des positions d’être partagées en ConSensus dont l’expérience apparait comme celle d’un phénomène de nature humaine.

Cette expérience est, dans son principe, celle du Sens selon lequel la personne se tiens, celle du conSensus et donc de la présence d’autres personnes investies dans le même Sens, celle d’un déploiement avènement et évènement de présence.

L’expérience humaine ainsi "réalisée" constitue la réalité du phénomène selon une structure dite cohérencielle et selon une trialectique sujet, objet projet. La connaissance de cette structure et sa dynamique de déploiement est celle du phénomène en tant que phénomène de conscience individuelle et collective et de réalité à la fois commune et personnelle.

Les phénomènes n’ont pas d’autre consistance que l’expérience humaine, selon la conscience qui en est la connaissance. Par construction rien de la réalité des phénomènes n’existe en dehors de l’expérience humaine selon la conscience, hétérogène cependant, qu’en ont ceux qui y participent.

L’expérience des phénomènes en constitue l’existence même y compris nos existence en tant que réalités individuelles. Cette existence l’expérience consciente de Sens en consensus à priori inconscients.

Nous sommes des être de Sens, à priori inconscients de l’être que nous sommes, qui réalisent un monde de phénomènes dont notre existence individuelle fait partie. Cette réalisation est à la fois conscience et participation à l’existence et son déploiement dans l’espace-temps d’une histoire. Elle peut être orientée et investie dans la recherche d’une conscience d’être, une conscience de Sens qui nous révèle comme être d eSens en même temps qu’elle nous donne un certain contrôle des phénomènes par celle de leur source, le Sens en conSensus.

Nous sommes des personnes appelées à se révéler comme co-auteurs co-créateurs des existences individuelles et des réalités collective, de mondes communs. L’autonomie personnelle, restaurée par la conscience de Sens et la révélation de notre humanité, est le fruit d’un travail existentiel de nos individualités contingentes, dépendantes des mondes où nous existons.

Telle est la vocation de l’homme et de chacun destiné à s’accomplir pour devenir pleinement homme, en conscience de son humanité de nature spirituelle, incarnée dans l’existence commune.

S’il en est ainsi, cela n’est pas du fait de l’homme. S’il est co-créateur du monde il ne l’est pas de son être de Sens et donc de la capacité de co-création qui lui est donnée à exercer.

Lorsque nous nous identifions à notre existence individuelle dans le monde commun nous ne pouvons qu’imaginer des origines qui nous échappent tant que la conscience de Sens n’est pas intervenue. Ce sont ces imaginations qui constituent les doctrines philosophiques ou idéologiques. Si la conscience de Sens les transcende elle permet aussi de les renouveler pour les usages existentiels utiles à l’exercice de nos vocations d’êtres humains en voie d’accomplissement.