Solidarité ou fraternité

Une alternative pas si neutre
jeudi 12 août 2004
par  Roger Nifle
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Un texte de janvier 2004. Toujours d’actualité

Une pensée pour changer d’année

SOLIDAIRES OU FRATERNELS

Deux pièces de bois collées ensemble sont rendues

solidaires, elles ne sont pas fraternelles pour autant.

Deux animaux issus de la même mère sont un temps

solidaires, ils n’en sont par fraternels pour autant.

Une collection d’objets ou d’individus liés par des contraintes

ou des conditions communes sont rendus solidaires, ils n’en sont

pas fraternels pour autant.

La solidarité est une propriété des choses

liées.

La fraternité est propre à l’humanité.

La devise de la république française impose que

la fraternité soit inscrité dans toutes ses lois

au risque d’être inconstitutionelles, pas la solidarité.

Cherchez l’erreur !

D’où vient et que signifie la falsification ? D’un déni

d’humanité évidemment, antihumanismes théoriques

ou pratiques, antihumanisme radical.

En 1999 un groupe de personnalités de tous bords proposa

de faire de l’an 2000 l’année de la fraternité.

Les républicains aurraient du s’en saisir, le gouvernement

de l’époque refusa, celui d’aujourd’hui le ferait-il ?.

(Cf texte sur un projet de chartes)

Où sont les véritables républicains, qui

sont ceux qui s’approprient la république en la falsifiant

comme on le voit avec certains qui se font propriétaires

exclusifs de la laïcité ? Voir les éclairages

de l’Humanisme Méthodologique et ceux, salutaires concernant

la laïcité, de la commission Stasi.

Sacraliser "La République" c’est en faire

un tabou et édicter des dogmes inquestionnables. C’est

aussi couvrir de son mépris les autres nations, voisines,

qui ne sont pas des républiques et les autres nations qui

sont aussi des républiques. C’est oublier qu’en France

nous en sommes à la cinquième.

Le monde va de l’avant, certains régressent et n’en

sont pas encore là où "les lumières"

nous ont portés. Est-ce une raison pour rester immobilisés

dans l’état d’il y a deux siècles ? Ne serait-ce

pas le symptôme d’un état pathologique, d’un dépassement

mal assumé, falsifié, qui nous condamne à

rester rigidifiés sur une tentative louable mais avortée.

(cf. Sens de la révolution française )

Il y a une France qui a peur du mouvement du monde et se justifie

de la peine de ceux qui ont du mal à avancer. Cette France

là, crispée sur sa république falsifiée,

dramatise et diabolise tout mouvement dans la mesure même

où il risque de révéler son imposture séculaire.

Liberté, égalité, fraternité sont

ensemble les indicateurs d’un Sens du bien commun national, des

valeurs auxquelles la laïcité ne peut manquer de se

référer. A quoi sert la raison si elle est incapable

de penser cela ? Mais peut-être est-elle pour certains, la

servante d’une passion (pathos) falsificatrice qu’il ne faut pas

dévoiler ?

Sacralisons et idolatrons ce que nous ne voulons pas questionner,

ce que nous ne voulons pas que la démocratie interroge.

Mais, de plus en plus ubuesque dans sa pratique d’Etat statique,

cette république là est nue. Le monde entier le

voit, stupéfait.

Roger Nifle janvier 2004

 

voir :

fraternité

nouveau nom du lien social


fraternité

projets de chartes


Sens

Cohérences de la Révolution Française


Spiritualité

humaine et laïcité