La théorie des cohérences humaines est issue du croisement de trois cultures : culture scientifique, culture des questions humaines et culture des entreprises et de l’action. Un souci de cohérence sans doute.
Dès 1977, la théorie des
Cohérences Humaines est née d’une recherche sur
les processus de l’imaginaire en rapport avec :
l’intériorité humaine inconsciente
les représentations du monde et de la réalité,
les actions et réalisations humaines.
Les travaux d’anthropologie de l’imaginaire,
de psychanalyse, les utilisations de l’imaginaire dans l’art,
la création scientifique, la conception de projets, les
techniques de créativité, les méthodes de
rêve éveillé, les techniques projectives,
la formation des signes et du langage ont été sur
le plan de l’expérience et de la recherche une première
source de fécondité.
Très vite cette cohérence
des structures a rencontré une limite qui a donné
naissance à une théorie fondamentalement neuve.
C’est la découverte du Sens, que
l’imaginaire ne fait que mettre en forme en images, qui a été
décisive.
Ce Sens là est la racine, le principe
commun à toutes les acceptions du terme de sens (à
partir du français).
Dès 1978, les grandes articulations
de la théorie des Cohérences Humaines (qui s’est
appelée la théorie de l’Instance et des Cohérences)
étaient établies et parallèlement les principes
et les premiers outils méthodologiques étaient
forgés.
Au printemps 1979, un premier enseignement
en était donné et les applications pratiques étaient
mises en oeuvre plus systématiquement sur le terrain dans
des entreprises notamment.
L’évaluation de la théorie
a depuis été incessante avec le développement
ou l’approfondissement de nouvelles questions et l’émergence
de découvertes essentielles concernant la personne humaine,
la vie collective, la connaissance, les structures de l’expérience
humaine, la trajectoire d’évolution et de maturation humaine,
les processus de réalisation, etc.
Parallèlement le développement
des méthodes et des outils a permis de constituer toute
une discipline de l’action avec des moyens conceptuels et méthodologiques
d’une puissance insoupçonnable et d’ailleurs peu entrevue
par ceux qui ne s’y sont pas exercés. Les applications
de terrain dans de nombreux domaines ont constitué pour
cela un laboratoire de créativité.
En outre, de multiples travaux d’applications
ont apporté un très grand nombre d’éclairages
sur de nombreuses problématiques et en particulier celles
liées aux questions de notre époque.
Un travail de prospective est alors développé
pour la compréhension des mutations profondes qui se produisent
et le discernement des émergences.
Ces dernières années les
questions de Sens émergent de façon plus patentes
et face aux défaillances conceptuelles et pratiques qui
les accompagnent la théorie des Cohérences Humaines
se pose comme l’alternative crédible au schéma
de pensée et d’action qui arrive au terme de leurs possibilités.
La Raison doit maintenant se reconnaître
servante du Sens