Historique de la théorie des cohérences humaines

Une histoire des origines
mercredi 4 août 2004
par  Roger Nifle
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La théorie des cohérences humaines est issue du croisement de trois cultures : culture scientifique, culture des questions humaines et culture des entreprises et de l’action. Un souci de cohérence sans doute.

Dès 1977, la théorie des Cohérences Humaines est née d’une recherche sur les processus de l’imaginaire en rapport avec :

- l’intériorité humaine inconsciente
- les représentations du monde et de la réalité,
- les actions et réalisations humaines.

Les travaux d’anthropologie de l’imaginaire, de psychanalyse, les utilisations de l’imaginaire dans l’art, la création scientifique, la conception de projets, les techniques de créativité, les méthodes de rêve éveillé, les techniques projectives, la formation des signes et du langage ont été sur le plan de l’expérience et de la recherche une première source de fécondité.

Très vite cette cohérence des structures a rencontré une limite qui a donné naissance à une théorie fondamentalement neuve.

C’est la découverte du Sens, que l’imaginaire ne fait que mettre en forme en images, qui a été décisive.

Ce Sens là est la racine, le principe commun à toutes les acceptions du terme de sens (à partir du français).

Dès 1978, les grandes articulations de la théorie des Cohérences Humaines (qui s’est appelée la théorie de l’Instance et des Cohérences) étaient établies et parallèlement les principes et les premiers outils méthodologiques étaient forgés.

Au printemps 1979, un premier enseignement en était donné et les applications pratiques étaient mises en oeuvre plus systématiquement sur le terrain dans des entreprises notamment.

L’évaluation de la théorie a depuis été incessante avec le développement ou l’approfondissement de nouvelles questions et l’émergence de découvertes essentielles concernant la personne humaine, la vie collective, la connaissance, les structures de l’expérience humaine, la trajectoire d’évolution et de maturation humaine, les processus de réalisation, etc.

Parallèlement le développement des méthodes et des outils a permis de constituer toute une discipline de l’action avec des moyens conceptuels et méthodologiques d’une puissance insoupçonnable et d’ailleurs peu entrevue par ceux qui ne s’y sont pas exercés. Les applications de terrain dans de nombreux domaines ont constitué pour cela un laboratoire de créativité.

En outre, de multiples travaux d’applications ont apporté un très grand nombre d’éclairages sur de nombreuses problématiques et en particulier celles liées aux questions de notre époque.

Un travail de prospective est alors développé pour la compréhension des mutations profondes qui se produisent et le discernement des émergences.

Ces dernières années les questions de Sens émergent de façon plus patentes et face aux défaillances conceptuelles et pratiques qui les accompagnent la théorie des Cohérences Humaines se pose comme l’alternative crédible au schéma de pensée et d’action qui arrive au terme de leurs possibilités.

La Raison doit maintenant se reconnaître servante du Sens