Bonjour
De bonnes questions. Laissons de côté le fait que l’Afrique comme l’Europe ou l’Asie, est une mosaïque de cultures. Soulignons que chacune d’entre elles l’est aussi, jusqu’aux communautés de vie et aux personnes toutes différentes.
Mon point de vue est celui qui découle de l’anthropologie fondamentale de l’Humanisme Méthodologique. Pensée neuve donc regards et solutions neuves. Il faut le croire pour se risquer à considérer autrement ces questions.
D’abord toute culture, l’Afrique, en l’occurence est porteuse d’une problématique humaine, une part d’humanité qui est son lot. Pour le pire et le meilleur... celui de l’accomplissement humain ; pour ses membres, pour l’humanité entière.
Chaque culture a la charge d’accomplir sa vocation et pour cela trouver et cultiver son "Sens du bien commun", les qualités et talents qui sont les siens, les valeurs qui l’expriment.
L’identité c’est l’identification à telle ou telle tendance (Sens) de la culture propre. Elle peut être négative (vous en donnez des exemples) ou positive. Il faut en chercher les expressions originales dans le monde qui est le notre (voir texte sur la MICP méthode de l’identité culturelle prospective sur le site).
Seulement chaque culture est confrontée à deux questions. Celle du Sens dans lequel elle est engagée, il faudrait que ce soit le meilleur. Celle de sa maturité culturelle dans ce Sens là , le Sens de son accomplissement.
De cette deuxième question dépend la capacité de discernement, la capacité de se libérer des déterminismes aliénants venant des autres Sens, des autres tendances, des autres penchants avec tous les maux qui les accompagnent.
Or pour l’Afrique, son lot est cette confrontation avec l’environnement qui prend de nombreuses figures : la nature, la communauté, la féminité, les autres pays, etc.
Il arrive que dans cette problématique là on attribue à "l’environnement" des puissances, bonnes ou mauvaises ce qui peut conduire aussi à des attitudes passives ou réactives, antagonistes... Bien sûr, telles ou tels pays étranger (en Afrique même ou ailleurs) peut d’autant plus se sentir investi de puissance dont il sent qu’on la lui confère. Les "mauvais" penchants des deux engageront de concert, une colonisation, par exemple ou d’autres formes d’exploitation ... des penchants locaux.
Comprenez que l’histoire de chaque culture du monde, petite ou grande, est confrontée à sa problématique spécifique et affronte les difficultés et les drames qui vont avec. C’est la condition humaine. Mais il est de la condition humaine de chercher et de trouver sa voie, celle de son accomplissement au coeur même de sa problématique. Là où se trouve la source des difficultés est la source de sa vocation.
Pour l’Afrique il sera alors question du rapport à l’environnement et toutes ses représentations symboliques et alors la vocation est justement de trouver et accomplir son autonomie dans ce rapport même. N’est-ce pas une question qui travaille le monde L’humanité a besoin de nouvelles réponses. C’est la vocation de l’Afrique de les offrir au monde.
Comment maîtriser les affaires humaines dans l’art de ce rapport là ?
Il est difficile toujours de reconnaître ses propres talents, talents d’exception humainemet parlant, parce qu’on baigne dedans. C’est dans le rapport à d’autres (cultures) que la révélation peut se faire (si on la cherche).
Je pense que là où il y a de graves difficultés humaines, individuelles notamment, alors l’Afrique doit apporter ses solutions. Une piste à fouiller... . La où la confrontation au pire a été dépassée alors la maîtrise du meilleur est rendue possible.
Deux indications : rechercher et révéler les valeurs propres des cultures Africaines, à toutes les échelles. Réaliser ces valeurs en solutions humaines pour l’environnement, pour le rapport à l’environnement... Je ne parle pas spécialement d’écologie mais d’anthropologie ou peut-être d’éco-anthropologie, la science de la maison des hommes.
Un Institut (virtuel) du tourisme des valeurs pour le développement en Afrique subsaharienne francophone est en projet porté par l’Université de prospective humaine (UDPH) et Tourisme sans frontières. Aidez-nous à vous aider...