Tout projet collectif s’inscrit dans une communauté humaine où il prend Sens. Négliger ce fait c’est réduire les projets à des arrangements matériels ou organiques, affaires de spécialistes mais pas l’affaire des populations concernées et de leurs représentants. A l’inverse c’est à de toutes autres compétences qu’il faut faire appel, liées aux phénomènes humains engagées par de tels projets, à l’amont et à l’aval aussi bien que dans la phase d’élaboration et de réalisation.
Qu’est-ce qui qualifie un projet pour une collectivité
concernée :
C’est sa valeur pour la collectivité, son Sens original
dans une culture originale.
C’est sa compréhension par la collectivité, sa
signification particulière dans une culture particulière.
C’est sa faisabilité dans la collectivité, sa méthode
spécifique dans une culture spécifique.
Un projet est approprié à une collectivité
lorsqu’elle peut se l’approprier. Sa pertinence, sa cohérence
et sa performance culturelles en sont les conditions.
C’est en faisant appel au meilleur de la culture commune que
les projets qui s’y fondent se trouvent qualifiés en même
temps qu’il le fond progresser. C’est le principe même
de civilisation qui est à retrouver pour donner leur Sens
aux enjeux collectifs.
Un projet de développement doit être
culturellement qualifié sinon il passe à côté
des hommes.
Un projet d’aménagement doit être
culturellement qualifié sinon il ne concerne pas les gens.
Un projet d’entreprise doit être culturellement
qualifié sinon il n’engage pas le personnel
Un projet d’intégration doit être
culturellement qualifié sinon il ne rassemble pas la communauté.
Un projet social doit être culturellement
qualifié sinon il n’aide pas la société.
Un projet culturel doit être culturellement
qualifié sinon il n’intéresse pas la population.
Un projet politique doit être culturellement
qualifié sinon il égare le peuple.
Un projet économique doit être
culturellement qualifié sinon il aliène les acteurs.
Il ne suffit pas qu’un projet soit rationnel, il faut aussi qu’il
soit culturellement qualifié.
Pour cela, il faut détenir deux clés :
La possibilité d’élucider
le Sens original des potentiels et des valeurs de la culture
commune, et le différencier par rapport à tout
autre qui serait impropre ou inopportun.
La possibilité de traduire ce Sens
original en une rationalité spécifique qui structure
stratégies et méthodes et détermine les
fins et les moyens appropriés.
Ces deux clés sont apportées
par la théorie des Cohérences Humaines et ses méthodes.
Elles permettent de mettre en évidence par une analyse
de cohérence culturelle, le Sens à donner
au projet pour qu’il soit culturellement qualifié.
Elles permettent ensuite de concevoir et conduire des
stratégies de changement de réalisation
qui impliquent les personnes en harmonie avec leurs façons
culturelles de s’engager et progresser.
Tout cela est la plupart du temps oublié, négligé
ou mal compris. Au mieux, c’est une démarche empirique
dont la fiabilité n’est pas très grande.
Les responsables et les intervenants des collectivités
locales, villes, zones rurales, départements ou régions,
des pays ou les régions continentales se doivent aujourd’hui
de considérer le Sens et la qualification culturelle de
leurs projets, les responsables européens notamment.
Les dirigeants d’entreprises, d’institutions, d’organismes de
toutes sortes se doivent aujourd’hui de considérer le
Sens et la qualification culturelle de leurs projets pour leur
personnel et pour les publics auxquels ils s’adressent.
Si la théorie des Cohérences Humaines n’est pas
la première à aborder les problèmes sous
cet angle, elle est la première à offrir des moyens
pour le rendre véritablement opérationnel.
Elle amène du même coup à des découvertes
inattendues, à des ressources insoupçonnées,
à des solutions très originales et à des
résultats qui en valent la peine.