Fonction contrôle de gestion

Méthodologie d’évaluation et de controle en projet
vendredi 30 juillet 2004
par  Roger Nifle
popularité : 2%

Conditions d’élaboration et de transmission d’une méthode.

Elaboration d’une méthodologie générale

d’évaluation et de contrôle



La fonction contrôle de gestion a trop souvent souffert

d’une vision étroite de la gestion.


La réduction comptable et quantitative ne permettrait

pas d’embrasser pleinement la réalité de l’entreprise

et donc d’être un moyen véritable de pilotage des

entreprises et des projets.


Emerge de plus en plus un souci d’étendre l’appréhension

du réel dans l’entreprise (ou son environnement) que ce

soit avec l’importance du qualitatif rappelée par les

questions de qualité, que ce soit par l’introduction des

questions de valeurs avec les problèmes de finalité,

d’éthique, de citoyenneté, etc...


Or, si les tentatives sont nombres (cf. "La comptabilité

à base d’activité", Pierre Mévellec

ou "L’appel d’offres du commissariat au plan" à

propos de l’immatériel) la radicalité du problème

épistémologique n’est guère assumée.


Si on ne prend pas conscience du processus réductioniste

qui a longtemps sévi, et structure encore profondément

la réflexion dans l’entreprise alors la problématique

épistémologique n’étant pas posée,

c’est à une errance que l’on peut s’attendre.


Dans les deux documents cités en référence,

la trace d’une "idéologie de remplacement" à

connotation systémique s’affiche comme une nouvelle évidence.

Cette évidence appelle plus une reddition qu’un examen

de la problématique.


On s’aperçoit que la logique matérialiste prédominante

dans le modèle industriel précédemment centré

sur la production ne fait que glisser par l’introduction d’une

bonne dose d’idéalisme structuraliste modélisateur.


L’immatériel risque d’être assimilé à

l’idéel, ce qui fera le bonheur des cognitivistes et autres

systémiciens.


Or, ce qui échappe à ces semi ou ces fausses ouvertures,

c’est l’humain ; que les entreprises sont de nature humaine,

que leurs finalités, leurs politiques, leurs stratégies

et même leurs économies sont des actes humains,

d’expérience humaine.


Le réel des entreprises, le réel de leurs activités,

leurs projets, leurs rapports à l’environnement et donc

ce que toute évaluation doit tenter de saisir, se manifeste

selon toutes les dimensions de l’expérience humaine.


Qui peut nier la dimension subjective de la réalité,

des appréciations, des décisions, des stratégies,

des évaluations ? L’incapacité d’en prendre la

mesure matériellement, quantitativement, a conduit a éliminer

cette dimension, à faire comme si cela n’existait pas

ou était un phénomène parasite à

éliminer.


Le problème de fond est bien radicalement épistémologique.

Comment appréhender le réel dans la plénitude

de ses dimensions.


La réponse, pour valoir dans l’entreprise, doit valoir

pour le monde qui l’entoure ; C’est donc une problématique

générale.


Il s’agit donc de mettre en évidence quelles sont les

dimensions du réel, notamment des entreprises, pour ensuite

découvrir la façon de les appréhender. On

pourra alors en déduire simultanément les conditions

de la maîtrise du réel pour les dirigeants et les

méthodes d’évaluation et de contrôle pour

une fonction contrôle de gestion renouvelée.


A cela, il n’existe aujourd’hui que deux réponses, d’ailleurs

antinomiques.

Celle du systémisme qui élimine

la centralité de l’homme et de

la nature humaine dans les phénomènes considérés,


Celle de l’Humanisme Méthodologique qui recentre

la réalité des affaires

humaines sur la nature de l’homme et renvoie à l’homme

le Sens

et la responsabilité de ses actes de maîtrise et

de contrôle.

La théorie des Cohérences

Humaines apporte une réponse théorique radicale

au problème épistémologique et dispose des

moyens praxéologiques d’engagement pratique.


Il existe d’ores et déjà une vision de l’entreprise

intégrant la plénitude des dimensions de sa réalité

et de son environnement ainsi que les conditions de sa maîtrise.


Il existe aussi une méthodologie générale

d’évaluation et de contrôle fondée sur les

conceptions et les techniques issues de la théorie des

cohérences Humaines.


Il s’agira, dans le cadre d’un projet sur le contrôle

de gestion, d’actualiser cela pour le rendre opérationnel

pour permettre un repositionnement de la fonction.



LA METHODE


La méthode opportune pour un groupe de travail ayant cette

ambition est la suivante :


1) Analyse de cohérences du contrôle de

gestion


Utilisant une carte générale dite "épistémologique",

ce sont les différentes conceptions de la fonction, en

cohérence à chaque fois avec une vision de l’entreprise,

qui seront éclairées.


Une typologie en résultant il sera possible d’y repérer

le meilleur Sens possible.


S’agissant pour une part d’une appropriation, le travail comportera

trois temps :

Transmission suffisante de l’outil

Application au contrôle de gestion

Formulations des résultats dans

le(s) langage(s) appropriés :

a) typologie des conceptions

b) caractères spécifiques de la position prise

dans le

meilleur Sens

2) Cadre épistémologique

d’appréhension de l’entreprise et ses réalités<FONT

FACE="Arial">


Utilisant les ressources de la théorie des Cohérences

Humaines, il s’agit de poser les termes des différentes

dimensions de l’entreprise et des réalités susceptibles

de faire l’objet d’une action d’évaluation et de contrôle.


Il s’agit aussi d’un travail d’appropriation à mener en

trois temps :

Transmission suffisante de l’outil "cohérenciel"

Structuration conceptuelle des dimensions

nouvelles à intégrer

Formulation de la problématique

épistémologique du contrôle

de gestion.

3) Cadre praxéologique d’approche

de l’évaluation et du contrôle dans l’entreprise.<FONT

FACE="Arial">


Il s’agira, là aussi, de prendre acte des principaux outils

et techniques existants et de leurs conditions d’application

pour ensuite appréhender la méthodologie générale

d’évaluation et de contrôle et l’actualiser dans

le cadre du contrôle de gestion :

Transmission suffisante des bases techniques

Transmission et appropriation suffisante

de la méthodologie

générale

Traductions générales pour

le contrôle de gestion.

4) Elaboration des moyens nouveaux

de contrôle de gestion



Il s’agit d’inscrire les grandes bases préalablement établie

dans les réalités socio- professionnelles du contrôle

de gestion.


Il faudra d’une part élaborer les présentations

pédagogiques des nouveaux concepts et d’autre part établir

des instruments portables et accessibles avec le souci de la

transmission pédagogique.

Elaboration de présentations des

nouvelles applications du

contrôle de gestion (politiques, projets, stratégies,

internes et

externes).

Construction des instruments appropriés

et leur mode d’accès.

Elaboration d’une stratégie de transmission

dans les milieux

professionnels concernés.

La démarche intégrera et

croisera les deux sources :

La théorie des Cohérences

et ses applications à l’entreprise

comme fondements épistémologiques et praxéologiques.


La connaissance approfondie de la fonction

et des

problématiques et pratiques du contrôle de gestion.

La participation à ce projet se

justifie principalement par l’une ou l’autre de ces compétences

représentées d’une part par Roger NIFLE et d’autre

part par Dominique BESSIRE. Elle peut aussi trouver une légitimité

dans l’administration du projet et dans la propagation de ses

résultats.


Par contre l’ambition, l’architecture et le cadre argumentaire

du projet peuvent être différents selon :

Qu’il s’inscrit dans l’appel d’offre du

commissariat au plan

Qu’il s’inscrit dans une initiative commune

en rapport avec les

activités de l’Institut Cohérences,

- soit comme une recherche appliquée

avec le souci d’une

production de référence,


- soit comme un travail de prospective avec le souci

d’éclairer une perspective dans un contexte en mutation,

- soit comme un partenariat institutionnel autour

d’applications systématiques (travaux d’intérêt

général).

De là est né le Collectif de Recherche sur l’Immatériel (CRI) et les travaux présentés sur le site (textes ci-contre)


Commentaires  forum ferme

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mardi 5 décembre 2006 à 17h11 - par  Roger Nifle

Bonjour

Je vous recommande tout ce qui concerne la gestion de l’immatériel basé sur la trialectique sujet objet projet et les travaux de Dominique Bessire sur cette base tirée de l’Humanisme Méthodologique. Par ailleurs l’avancée la plus décisive est je crois celle relative au renouvellement de la notion de valeurs (les indicateurs du Sens du bien commun d’une communauté de référence) et à la méthode MRVP (Méthode des référentiels de valeurs partagés) dont l’une des applications les plus "bouleversante" c’est de référer toute évaluation à un référentiel de valeurs partagé. Ces référentiels articulent les dimensions subjectives, projectives et objectives que les réductionismes habituels séparent, rendant stériles la plupart des évaluations ou du moins limitées à des cercles restreints de valeurs implicites.

C’est là le coeur du contrôle de gestion que d’avoir à appréhender ces question en théorie et en pratique.

A la disposition de ceux qui voudraient entreprendre ce type de chantier, sur le terrain si possible.

Logo de laabidi sami
lundi 4 décembre 2006 à 22h56 - par  laabidi sami

Le présent document, Les pratiques de la fonction de contrôleur moderne : vers l’excellence en gestion a pour objet de fournir aux ministères et aux organismes des directives pratiques pour les aider dans la planification, l’élaboration et la mise en oeuvre de leur plan d’action sur l’amélioration de la gestion intégrée. Il vise à soutenir la mise en oeuvre continue de la fonction de contrôleur moderne et à créer les conditions nécessaires à la durabilité et à l’amélioration continue des pratiques de gestion à long terme.

Les pratiques de la fonction de contrôleur moderne : vers l’excellence en gestionest le résultat des éléments et des principes décrits au préalable dans l’évaluation des capacités - Fonction de contrôleur, l’outil utilisé par les ministères et organismes de la fonction publique canadienne pour effectuer l’évaluation de base des capacités de la fonction de contrôleur. (L’annexe A indique quels sont les éléments habilitants et les pierres angulaires de la fonction de contrôleur moderne, et leurs critères associés.) Construit à partir des sept éléments de l’évaluation des capacités, le modèle comprend également tous les processus essentiels décrits dans le Modèle de la capacité de gestion financière (MCGF), outil de vérification élaboré par le Bureau du vérificateur général pour évaluer les capacités financières des ministères et des organismes.

Selon le document Des résultats pour les Canadiens et les Canadiennes, la fonction de contrôleur moderne est l’une des grandes priorités du gouvernement fédéral pour moderniser ses pratiques de gestion. La fonction de contrôleur moderne, qui est l’un des éléments évolutifs du continuum de l’amélioration de la gestion au gouvernement fédéral, vise à assurer des bases solides aux pratiques de gestion. Les objectifs sont de fournir aux gestionnaires l’information financière et non financière intégrée sur le rendement, une approche évoluée de la gestion des risques, des systèmes de contrôle appropriés et un ensemble commun de valeurs et de principes éthiques. La fonction de contrôleur moderne s’emploie à rechercher des moyens d’arriver plus facilement à de meilleurs résultats, à des décisions plus éclairées, à de meilleurs politiques publiques à une meilleure prestation des services. Elle vise l’efficacité de la gérance des ressources de toutes natures à la grandeur de l’administration fédérale et à produire des résultats pour les Canadiens et les Canadiennes.

Bien qu’il puisse intéresser les gestionnaires en général, le présent document est destiné aux sous-ministres, aux chefs des organismes, à leur équipe de la haute direction et aux responsables de la préparation du plan d’action sur l’amélioration de la gestion intégrée de l’organisme. En effet, la haute direction a le rôle et la responsabilité de déterminer quelles sont les questions essentielles, quelles sont les voies à emprunter pour atteindre l’excellence et de mettre en oeuvre le plan d’action équilibré entre les mesures immédiates et les initiatives à long terme destinées à répondre aux besoins de leur organisme. Il est à souhaiter que Les pratiques de la fonction de contrôleur moderne : vers l’excellence en gestion saura les aider à réaliser leur but et à produire les résultats attendus par tous les Canadiens et les Canadiennes.

Avec Les pratiques de la fonction de contrôleur moderne : vers l’excellence en gestion, le SCT tient à clarifier ses attentes en matière de gestion et de définir l’excellence en gestion autrement que par des processus. Le SCT continuera de travailler avec d’autres organismes centraux et avec tous les ministères et organismes afin d’élaborer son programme de gestion et d’intégrer davantage les différents cadres de gestion.

Site web : controle de gestion
Logo de valentin, étudiant 3ème cycle
mercredi 19 avril 2006 à 15h04 - par  valentin, étudiant 3ème cycle

Bonjour,

je fais actuellement un mémoire de master sur le thème, la fonction contrôle de gestion dans une entreprise dominée par la fonction marketing. Je cherche en fait à savoir quelles sont les tâches du contrôleur (y a t’il des spécificités), quelles sont les relations avec le marketing (conseil, garde fou, domination, pourvoyeur d’information...), les jeux de pouvoirs. j’aurais souhaité quelques réactions de personnes qui se trouvent dans ce type de poste ou des tuyaux sur des articles.

Merci d’avance

Logo de Anais
lundi 27 février 2006 à 20h18 - par  Anais

Salut Juliette,

Je viens juste de lire votre message, auquel je voudrais donner mon avis au sujet de la problématique de la fonction contrôle de gestion, puisque c’est aussi le thème que j’ai choisi pour mon mémoir.J’éspère toutefois qu’il n’est pas encore tard.

Alors, pour répondre à votre question, je dirais que la problématique de cet objet pourrait comprendre :

1.La mission et le rôle du contrôle de gestion dans une entreprise, et ses outils de travail(le tableau de bord, la comptabilité analytique...)

Pour répondre à ces questions ci-dessus, il faudrait faire un plan en repondant à une série de questions qui suit :

* La définition, le contenu, et les objectifs du contrôle de gestion.

* La relation du contrôle de gestion avec le système d’information, et le système de prise de décision.

* La mission du c.gestion dans une entreprise

* La procedure de c.gestion

* Les outils du c.gestion

j’éspère que ceci pourrait vous aider pour vos recherches.

Cordialement

Anais

Logo de internaute
jeudi 6 octobre 2005 à 13h30 - par  internaute

Vas visiter le blog http://controledegestion.blogspot.com

C’est très intéressant !

internaute

Logo de étudiante  MSG Paris
lundi 6 juin 2005 à 12h59 - par  étudiante MSG Paris

Bonjour

je m’interesse à une question qui reprend le sujet que vous avez abordé : la communication permet elle de répondre aux problématiques du contrôle de gestion.

pour cela je réfléchis aux problématiques que connaît le contrôle de gestion en France : mal postionné, peu connu, mal informé (il me semble).

Je voulais avoir des échos sur ces problématiques, s’il vous plaît.

Deplus, après réflexion et analyse + pratique surtout, je réalise que ce n’est pas tellement la communication qui permet de répondre à ses problemes mais

une attitude mangeriale,

un repostionnement de la fonction contrôle dans l’entreprise et la diffusion d’une culture de gestion.

Qu’en pensez vous ?

Merci de votre réponse

Juliette

Logo de Roger Nifle
lundi 29 novembre 2004 à 22h55 - par  Roger Nifle

Les cartes de cohérences et les cartes de Sens sont la même chose.

Logo de poliana gestion maroc
lundi 29 novembre 2004 à 20h54 - par  poliana gestion maroc

bonjour je veux maitriser le contrôle de gestion dans son contexte théorique. debutant de l’école classique et arrivant aux cartes des sens et est ce qu’il ya une différence entre une carte de sens et une carte de cohérence merci j’attend la réponse svp

Logo de etudiante a l’ISG TUNIS
vendredi 24 septembre 2004 à 13h37 - par  etudiante a l’ISG TUNIS

les changements connus par le contrôle de gestion pendant les trentes dernières années

svp j’ai besoin de la réponse le plûtot que possible

merci infiniment