Le Journal Permanent de
L'Humanisme Méthodologique
par Roger NIFLE


Une méthode de pensée pour l'action
Basée sur la Théorie et l'Ingénierie du Sens et des Cohérences Humaines
Le 20 07 2008 à 21 h 31

PLAN | Roger Nifle | Références | Statistiques | Presse | Recherche | - ACCUEIL - | Institut Cohérences | UDPH | Cercles UDPH | Légal
Création de l’Institut Cohérences, laboratoire d’innovations avancées avec le projet EVA-LIA découvrez-le
Toutes les rubriques
ACTUALITES
0 De l’homme
  • 1 Existence humaine
  • 2 L’être de Sens
  • 3 Relations humaines
  • 4 Communautés humaines
  • 5 Réalités humaines
  • 6 Processus humains
  • 7 Evolution humaine
  • 8 Affaires humaines
  • 9 Ethique
  • 1 Crises et mutation
  • 1 Stades d’évolution
  • 2 La mutation
  • 3 Crise des représentations
  • 4 Crises de Sens
  • 5 L’âge du Sens
  • 6 Internet et le virtuel
  • 2 Ingénierie humaine
  • 1 L’action humaine
  • 2 L’intelligence symbolique
  • 3 Techniques et méthodes
  • 4 Stratégies et processus
  • 5 Maîtrise et discipline du coeur
  • 3 Territoires
  • 1 L’identité
  • 2 Le développement
  • 3 Prospective et projets
  • 4 Tourisme des valeurs
  • 5 Prévention des risques
  • 6 Politiques publiques
  • 4 Entreprises et projets
  • 1 Prospective et mutation
  • 2 Sens et management
  • 3 Qualité et valeurs
  • 4 Marketing des valeurs
  • 5 Evaluation et gestion
  • 6 Structures de concourance
  • 7 Processus humains
  • 8 Projets
  • 5 Société
  • 1 Le politique
  • 2 L’économie
  • 3 L’intégration
  • 4 La santé
  • 5 L’Europe
  • 6 L’Afrique
  • 6 Développement humain
  • 1 Vocations humaines
  • 2 L’éducation
  • 3 Relations d’aide
  • 4 Projets personnels
  • 7 Fondamental
  • 1 Anthropologie
  • 2 Epistémologie
  • 3 Praxéologie
  • 4 Spiritualité humaine
  • 5 Au coeur du sujet
  • 6 Philosophie
  • 8 Recherche et développements
  • 1 Cités macropédagogiques
  • 2 Intelligence collective
  • 3 Espaces virtuels d’activité
  • 9 Etudes thématiques
  • 1 Méthodologie
  • 2 Etudes
  • LECTEURS
    Site réalisé avec BioSPIP

    Retour à la page d'accueil  3 Territoires  1 L’identité


    Identité, culture et développement
    des communautés territoriales

    Première publication : mai 1998, mise en ligne : lundi 26 juillet 2004, Roger Nifle


    Un lien étroit relie l’identité et la culture d’un territoire à son développement, c’est le Sens. Le Sens des valeurs et potentiels, celui de l’image projetée et intériorisée, celui enfin des marches de progrès de la communauté est le même. Lorsqu’il est le fruit d’un discernement c’est le Sens du bien commun qui joue ce rôle et constitue l’axe de cohérence. du devenir commun.

    L’identité collective

    Tout groupe humain, dès lors que l’on peut le nommer, est, a été ou sera une communauté humaine. Organisations, entreprises, associations, cités, quartiers, villages, pays, régions, nations, continents, églises, peuples, syndicats, religions, mais aussi groupes professionnels, groupes d’affinités, groupes de circonstances, familles, équipes, etc. Tous sont des communautés humaines même si elles n’ont pas toutes la même importance.

    Chaque communauté humaine désignée a une identité dès que l’on peut s’en faire une représentation caractéristique qui semble pouvoir rester "identique à elle-même".

    Cependant différents points de vue aboutissent généralement à différentes identifications de la même communauté.

    En outre certains en auront une représentation plus ou moins riche, plus ou moins stable, plus ou moins fragile, plus ou moins consciente aussi. Cela participe de tous les problèmes d’identité des communautés humaines, les crises, les excès, les quêtes, les peurs, les abus et aussi les ambitions, les projets avec le jeu de la mémoire opportune pour justifier le présent ou espérer l’avenir.

    L’identité de la communauté, c’est aussi ce qui permet aux personnes de "s’y reconnaître", chacune à sa manière, mais avec un sentiment collectif. La référence étant, comme on l’a vu très variable, on aura là une infinité de jeux d’identité. Cela se complexifie évidemment par le jeu des participations à plusieurs communautés et à des communautés de communautés.

    L’identité intervient encore dans les relations avec d’autres communautés ou leurs représentants. L’idée que l’on se fait des autres et que l’on se fait de son propre groupe détermine pour beaucoup la nature de ces relations.

    Notre civilisation, nos sociétés ont beaucoup produit de représentations à propos d’identités collectives, rarement homogènes, il est vrai, pour une même communauté. Les moyens modernes de communication ont multiplié les représentations qui, à la fois ont pu troubler les identifications mais aussi les ont enrichi à l’infini.

    Le souci de l’identité collective, pensons aux entreprises, aux nations, aux cités et à toutes les autres, s’est accru dans des propositions considérables à tel point qu’on en arrive quelque fois à se demander s’il y a quelque chose d’autre que les images, les représentations, l’identification par laquelle on reconnaisse une communauté humaine.

    Les dimensions de l’existence collective

    Il faut alors observer que tout groupe humain existe dans chacune des dimensions de l’expérience humaine.

    Une communauté existe dans des faits, des usages, des outils, des procédés, des façons de faire, des productions, des moyens de se nourrir, de s’abriter, de se transporter, de s’occuper des affaires quotidiennes. Il faut une attention particulière pour bien voir que tout est différent d’une communauté à l’autre, même s’il peut y avoir de très grandes ressemblances.

    Une communauté existe dans ses représentations d’elle-même, des autres, de son monde, de l’univers, etc. Ce sont les matériaux de ses identifications ;

    Elle existe aussi dans ses sensibilités, ses façons de vivre les choses de la vie, d’éprouver des affects communs. Il est bien difficile de ressentir ce que ressent une autre communauté sauf à se retrouver ensemble dans une communauté commune mais le problème est simplement déplacé.

    Si l’on se confond avec les affects de son propre groupe, on peut aussi tendre à y assimiler les autres ou à les exclure.

    Toute différence sera alors aperçue comme menaçante et, au contraire, toute fusion affective rassurante. Les "appartenances" sont souvent fortement marquées par cette prégnance (souvent aveugle) des affects.

    Activités, mentalités, sensibilités, sont ainsi parties prenantes de l’existence et de l’expérience particulière de chaque groupe ou communauté humaine.

    Il faut encore compléter cela par trois dimensions :

    - L’ensemble des acteurs et des facteurs distinctifs de la communauté (son univers).

    - L’histoire avec ses péripéties et ses cheminements.

    - Les aspirations valeurs ou autres tendances qui orientent ses engagements et en personnalisent le caractère unique, original, que l’identité tente de saisir.

    La culture collective

    Tout cela c’est la culture ou du moins les expressions de la culture de la communauté. Tous les aspects de son existence lui sont propre et forment une culture particulière.

    Cette culture a sa cohérence et aussi ses contradictions, sa permanence et aussi ses changements, sa continuité et aussi ses mutations, son unité et sa multiplicité.

    Il est toujours vain de vouloir saisir le tout d’une culture puisque c’est indéfini et que cela change tout le temps malgré des constances.

    Ce qui est l’expression d’une culture n’est que la forme qu’elle prend ou le contenu de son expérience collective. Ce qu’est au fond la culture, ce qui est le propre d’une communauté ce n’est pas ce qui la représente ou qu’elle expérimente. Ce qu’elle est, c’est ce qu’il y a de spécifiquement humain dans l’homme et qui est mis en partage dans toute communauté humaine, le Sens.

    Chaque communauté humaine est déterminée par les Sens partagés en ConSensus multiples mais formant un ensemble cohérent qui lui est propre.

    Cet ensemble de Sens, c ’est l’esprit de la culture, l’âme de la communauté, ce qui l’anime et l’inspire, l’oriente et l’engage.

    Chaque culture dispose comme cela de plusieurs Sens pour le pire et le meilleur.

    Or chaque culture dispose aussi d’un meilleur Sens qui est tel que lorsque ce Sens est cultivé, la communauté progresse vers une plus grande humanité, une plus grande conscience et maîtrise humaine. Elle cultive alors des valeurs qui lui sont propres et développe un "bien commun" jusques et y compris dans ses relations avec d’autres communautés. Ce Sens est celui de sa vocation.

    La vocation collective

    Le plus grand bien proviendrait du choix systématique pour chaque groupe humain de cultiver sa vocation, pour lui même et dans ses relations aux autres.

    On peut montrer que les deux vont ensemble et même qu’en assumant son génie propre, sa vocation culturelle originale, elle contribue à la reconnaissance universelle de l’humanité des hommes et de l’humanité en l’homme.

    Le développement collectif

    Mais cultiver le Sens de sa vocation culturelle, c’est pour une communauté humaine se développer. Non pas forcément sur le plan quantitatif mais sur le plan qualitatif.

    C’est développer ses qualités propres, qualités des hommes, qualités de la vie, qualité des réalisations, qualités d’humanité spécifiques.

    Ce développement est bien celui de son existence, il est celui de la qualité des affects (qu’est ce que le bonheur sinon un sentiment de bien être), celui de la qualité des choses, des pratiques, des productions, des biens matériels, celui aussi de la qualité des représentations, connaissances, conscience, identification.

    Le développement dans ce Sens est aussi un enrichissement des facteurs et des acteurs. Il est le choix de valeurs et d’une aspiration : accomplir sa vocation propre. Il est enfin une avancée dans l’histoire selon une voie de progrès, progrès veut dire aussi bien marche en avant qu’amélioration.

    Alors que faire pour favoriser cette perspective, cette conception à la fois réaliste parce qu’elle n’ignore pas les autres voies et la possibilité toujours présente du pire et pragmatique parce qu’elle est solution à bien des problèmes et à bien des ambitions légitimes de progrès.

    Gérer le pire ou se contenter de complaisances bien limitées ne sont pas la meilleure des choses à faire.

    Engager résolument le meilleur est évidemment le plus raisonnable, le plus efficace et les plus courageux.

    Cela va sans angélisme ou refus des difficultés mais pourquoi ne pas accepter le meilleur que chaque groupe humain cherche à se développer selon sa vocation propre, reconnaisse les autres pour son potentiel et concoure avec certains groupes humains à former des communautés de développement ou elle apporte un concours singulier.

    La démarche

    Pour cela, comment s’y prendre :

    - Discerner le meilleur Sens de la culture, sa vocation qui sera la voie de son développement.

    C’est ce que permettent les méthodes d’analyse figurative et d’analyse de cohérences.

    - Faire de ce Sens l’axe de cohérence logique et dynamique de ses projets et faire en sorte qu’il soit porté par ceux qui dirigent, orientent, inspirent la communauté.

    - Construire les projections et projets qui tracent les modalités de développement et les voies de l’avenir.

    - Y concentrer ses ressources et se doter des moyens de régulation, de contrôle et de pilotage.

    Telles sont les propositions que la théorie et les méthodes des Cohérences Humaines présentent à ceux qui ont quelque responsabilité dans le destin des groupes humains.

    Intervenir


    Envoyer le texte à un ami
    Destinataire  :
    (entrez l'email du destinataire)

    De la part de 
    (entrez votre nom)

    (entrez votre email)


    afficher une version imprimable de ce texte Imprimer le texte
    gÈnÈrer une version PDF de ce texte Texte au format PDF

    DANS LA MEME RUBRIQUE :
    -Territoires, le malentendu identitaire
    -Positionnement et identité territoriale
    -Méthode de l’identité culturelle prospective (MICP)
    -Développement et projets territoriaux
    -De la culture
    -La résilience d’un territoire
    -La qualification culturelle des projets
    -La méthode des cohérences culturelles
    -L’attractivité territoriale

    Derniers articles :

     - vendredi 28 mars  par Roger Nifle
    La Boutique du virtuel

     - mercredi 16 janvier  par Roger Nifle
    De l’humanisme méthodologique aux espaces virtuels d’activité

     - mercredi 16 janvier  par Roger Nifle
    Compétences ou Conformités

     - jeudi 22 novembre  par Roger Nifle
    Le livre de gouvernance

     - jeudi 22 novembre  par Roger Nifle
    Le printemps en Novembre ?

     - jeudi 22 novembre  par Roger Nifle
    Du traitement de l’information au traitement des situations

     - samedi 8 septembre  par Roger Nifle
    REFONDATION DE L’INSTITUT COHÉRENCES

     - samedi 8 septembre  par Roger Nifle
    Les EVA et l’innovation méthodologique

     - mardi 15 mai  par Roger Nifle
    Le virtuel un paradigme révolutionnaire

     - mardi 15 mai  par Roger Nifle
    Espaces virtuels d’activités

     - lundi 23 avril  par Roger Nifle
    Casablanca Avril 2007 Comprendre la mutation

     - dimanche 22 avril  par Roger Nifle
    Bientôt une refondation de l’Institut Cohérences

     - samedi 10 février  par Roger Nifle
    Démocratie et gouvernance collective

     - mercredi 31 janvier  par Roger Nifle
    L’Intégration Scénographique des Technologies

     - mercredi 31 janvier  par Roger Nifle
    Pourquoi eux ?

     - lundi 11 décembre  par Roger Nifle
    Typologie des typologies

     - mardi 7 novembre  par Roger Nifle
    L’ordre juste ou la vertu française

     - lundi 23 octobre  par Roger Nifle
    Groupements d’entreprises et développement

     - lundi 23 octobre  par Roger Nifle
    "Innovation technologique"

     - lundi 16 octobre  par Roger Nifle
    Territoires, le malentendu identitaire

     - lundi 16 octobre  par Roger Nifle
    Théorie des systèmes ou systémisme

     - lundi 16 octobre  par Roger Nifle
    Tourisme solidaire et équitable

     - mardi 10 octobre  par Roger Nifle
    Le Wanager intégrateur et simulateur de management

     - mardi 26 septembre  par Roger Nifle
    Le développement communautaire

     - lundi 25 septembre  par Roger Nifle
    Une innovation managériale : le Wanager®

    En bref :

     - vendredi 14 mars
    Où en sommes nous ?
     - vendredi 14 mars
    Le Sens, prospective
     - jeudi 22 novembre
    Le tourisme des valeurs toujours d’actualité
     - mardi 2 octobre
    Qualité de la recherche, 5ème Congrès de l’Amaquen à Marrakerch en avril prochain
     - mercredi 16 mai
    Journal du net un article sur le wanager
     - lundi 5 mars
    Les rencontres 2007 du Management de projet. Nous y serons avec le Wanager.
     - mardi 27 février
    Management des équipes à distance avec le Wanager
     - mardi 6 février
    Création d’un groupe Intelligence Symbolique
     - mardi 6 février
    Création d’un cercle Afrique centre-ouest à l’Udph
     - mercredi 31 janvier
    Wanager - le management des équipes à distance
    AUTEUR :
    -Roger Nifle
    PrÈcÈdent Haut de page Suivant
     mentions légales   -  Analyse des robots web   -   syndication RSS  -   privé